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Les différents tests

Il existe de nombreux tests pour dépister et diagnostiquer le daltonisme. Nous vous en présentons ici quelques uns.

1. Les tables d'Ishihara

Ce test est le plus courant, il consiste à identifier des chiffres (ou des symboles) sur une image composée de multiples ronds colorés. Les difficultés de différenciation de certaines nuances de couleur rendent la distinction de certaines planches impossible aux daltoniens, et inversement, d'autres planches sont invisibles aux individus ayant une perception normale des couleurs. C’est un bon test de dépistage, par contre, il n'est pas adapté pour mesurer la sévérité du trouble. De plus, il ne permet pas de dépister les déficiences concernant la couleur bleue. Vous trouverez des exemples de ce test à sur internet. Attention, les images que vous pourrez trouver sur Internet sont à consulter à titre indicatif mais ne peuvent se substituer à un véritable test fait chez un professionnel. Pour être fiable, ce test doit être fait sur des planches en bon état (il ne faut pas que les couleurs aient été altérées) et à la lumière du jour.

Essayer le test d'Ishihara


2. L'anomaloscope de Nagel

Ce test permet de déterminer le type et la sévérité d'une déficience sur le rouge ou le vert. Il consiste en un cercle lumineux divisé en deux. Une moitié du cercle est jaune, l'autre moitié est un mélange de rouge et de vert. Le sujet doit, à l'aide de deux molettes, ajuster la luminosité du jaune du premier demi-cercle et modifier la proportion de rouge et de vert dans le deuxième demi-cercle, afin que les deux demi cercles soient exactement de la même couleur et forment ainsi un cercle entier homogène. Ce test permet à la fois de dépister et de mesurer le degré du trouble


3. Le test de la lanterne de Beyne

Ce test est surtout utilisé pour déterminer la capacité d'un individu à exercer une profession pour laquelle une identification correcte des couleurs est exigée (marine, aviation…). Cette lanterne émet tour à tour une lumière de couleur bleue, rouge, verte, jaune et blanche. Chaque couleur est émise suivant un angle d'ouverture et à une distance de l’individu bien précis, pendant un temps déterminé (par exemple, 3° d'ouverture à 5 mètres de distance, avec 1 seconde d'exposition).
Ce test, actuellement utilisé en France pour déterminer si un daltonien peut être pilote professionnel, est plus difficile qu'il n'y parait. Plusieurs études ont montré que des personnes ayant une vision des couleurs normale peuvent y échouer !


4. Le test de la lanterne de Holmes-Wright

Ce test développé par l'Angleterre vise à projeter une série constituée de 9 paires de couleurs (sur un plan vertical), parmi le rouge, le vert et le blanc (plusieurs types de "vert"), ce qui donne 18 couleurs à identifier. Les conditions dans lesquelles ce test est effectué sont une distance de 6 mètres, une ouverture de 0.9 minutes d'arc (5 mètres et 3 minutes d'arc pour la lanterne de Beyne), et un stimuli d'une durée maximale de 4 secondes (1 seconde pour la lanterne de Beyne).
Au préalable, les couleurs sont montrées et identifiées par leur nom par l'examinateur.
La première série se déroule dans des conditions de clarté normale. Aucune erreur n'est permise (0 erreur sur les 9 paires).
En cas d'erreur, 2 autres nouvelles séries sont successivement montrées, et la réussite n'est accordée que si aucune erreur n'est commise sur les 18 paires.
En cas d'erreur, le sujet est accoutumé pendant 15 minutes à l'obscurité, puis une dernière série est montrée : la réussite n'est accordée que si aucune erreur n'est commise.

Ce test est difficile en raison de la très petite taille des ouvertures. Néanmoins, l'absence de confusion blanc et jaune évite de commettre la même erreur qu'à la lanterne de Beyne. Les résultats montrent qu'une réussite à la lanterne de Beyne ne cautionne pas une réussite à la lanterne de Holmes-Wright, et réciproquement.


Un article du magasine "Aviation, space, and environmental medicine" de Mai 2005 remet en cause la pertinence des tests de vision des couleurs utilisés pour l'aviation (en savoir plus).


http://www.pilote-daltonien.com